21 Fév 2017

Difficultés d’apprentissage (DA) “la torture d’apprendre”

Votre enfant a-t-il des difficultés pour lire, pour les mathématiques, pour écrire, pour être attentif ou dans sa coordination ? Peut-être que ces problèmes sont dus à une difficulté d’apprentissage. Dans cet article, Ana Muñoz, psychologue, nous explique ce que sont les difficultés d’apprentissage, quels sont leurs symptômes et comment les identifier. Découvrez les types de difficultés d’apprentissage les plus communes et comment travailler sur celles-ci en famille. 

Les difficultés d’apprentissage peuvent se présenter sous différentes formes : problèmes au moment de prononcer les mots, d’appeler les choses par leur nom, difficulté pour apprendre les lettres et lire, difficulté pour écrire, calligraphie difficile à lire, problème avec les numéros, difficulté à calculer, avoir de la peine à suivre les instructions qui sont données, etc…

Difficultés d'apprentissage

Le moment d’apprendre à lire est arrivé ! Difficultés d’apprentissage

Que sont les difficultés d’apprentissage ? Définition du problème

Les difficultés d’apprentissage (DA) est un terme générique que nous utilisons pour faire référence à un groupe assez hétérogène de troubles qui affectent l’apprentissage, et qui se manifestent par des difficultés importantes lorsqu’il s’agit de parler, de lire, de raisonner, d’écrire, de comprendre les mathématiques et l’arithmétique. Ces troubles sont inhérents à la personne, dus à un dysfonctionnement structurel dans le système nerveux de l’individu. Ainsi qu’il est fréquent que les difficultés d’apprentissage accompagnent la personne tout au long de sa vie.

La base des difficultés d’apprentissage se trouve souvent dans les processus psychologiques basiques comme l’attention, la mémoire, la perception, le langage, la capacité d’autorégulation des processus mentaux, tout comme les facteurs émotionnels et motivationnels, Les difficultés d’apprentissage sont souvent remarquées lors des premiers stades du développement (enfance ou adolescence), car il existe alors une acquisition et un développement inadéquat des habiletés importantes et essentielles à l’apprentissage scolaire. À quoi faisons-nous référence ?

Voyons le cas suivant : un enfant a des difficultés pour exprimer ses idées, il a de la peine à garder le fil de ce qu’il raconte, il organise mal ses discours et il est parfois difficile de le comprendre. De plus, il est possible qu’il ne sache pas non plus comment se comporter ou comment jouer avec ses camarades. Souvent, ne sachant pas comment interagir avec les autres, cet enfant a un comportement agressif. Il se peut qu’il tombe fréquemment et qu’il ne possède pas de bonnes habiletés de mouvement. Selon certaines personnes de son entourage, il s’agit d’un enfant “un peu lent”, “qui a besoin d’améliorer sa psychomotricité”, “qui est un peu perdu”, “qui est mou”, “qui est immature”…


“Jean est un enfant de 6 ans qui a de la peine à reconnaître les lettres et à écrire correctement les mots. Il inverse l’ordre des lettres, son rythme est très lent et il oublie facilement ce qu’il apprend. Même si Jean parvient à passer les années dans son école, il continuera à avoir des difficultés pour lire, pour écrire et pour les autres branches.”


Le concept de Difficultés d’Apprentissage (DA) a évolué au cours de l’histoire et a été influencé par le contexte socio-politique et éducatif du moment ainsi que par la discipline dominante du moment, comme la médecine ou la psychologie. Ainsi, l’étude des difficultés d’apprentissage et les préoccupations sur celles-ci n’ont pas toujours été présentes. Par le passé, ce type de difficulté était même inconnu ou alors on leur donnait peu d’importance croyant que cela n’influencerait pas la personne tout au long de sa vie quotidiennement.

Les difficultés d’apprentissage sont un ensemble de troubles que l’on confond souvent entre eux. Cela est dû à un manque de définition claire ainsi qu’aux ressemblances entre les différents troubles et aux différences entre les personnes entre-elles. Les difficultés d’apprentissage peuvent apparaître dans de nombreux groupes de personnes différentes, peuvent être causées par des facteurs parfois indétectables, multiples et variés. Cela implique de grandes difficultés lorsqu’il s’agit de détecter, de diagnostiquer et d’intervenir.

Apprendre à lire est une activité qui requière beaucoup de temps et d’efforts, et il est important de prendre cela en compte. L’acquisition de la lecture et de l’écriture sont essentielles dans le développement du langage, car il ne s’agit pas seulement d’apprendre à lire ou à écrire, mais il s’agit d’apprendre à communiquer par écrit et à comprendre les communications écrites. Ces deux modalités sont reflétées dans les deux aspects du langage, le compréhensif (capacité de compréhension du langage parlé et écrit) et le productif (capacité à s’exprimer de forme oral ou écrite). Bien que le langage oral et écrit partagent des caractéristiques communes, le langage écrit présente plus de difficultés.

Dans le processus évolutif, les rythmes d’apprentissage sont différents pour chaque enfant. Il est très important de les stimuler afin de les pousser à apprendre de nouvelles capacités, mais il ne faut pas non plus les forcer dans leur développement si l’enfant n’est pas encore prêt. Si le rythme de l’enfant est lent, plus il avancera dans son développement évolutif, plus il rencontrera de difficultés. De plus, la maturation peut être plus lente et l’enfant ne sera pas au même niveau que ses camarades. Maintenant, pensons la chose suivante : comment se sent cet enfant avec ses compagnons de classes, avec sa famille et surtout, comment se sent-il avec lui-même ?

 

Difficultés d'apprentissage

Difficultés d’apprentissage selon l’âge

Symptômes des difficultés d’apprentissage, comment pouvez-vous les identifier ?

Pour tout cela il est nécessaire de détecter le plus vite possible ces difficultés d’apprentissage, afin de pouvoir intervenir et réduire la gravité de celles-ci et leurs futures conséquences. Cette détection est la responsabilité des personnes qui entourent l’enfant : les parents et la famille proche, les enseignants, les éducateurs, etc… Le travail en équipe et la coordination facilitera le processus de détection. C’est pour cela qu’il faut être attentif aux différents symptômes qui nous avisent des possibles difficultés rencontrées par l’enfant.

Selon l’âge de l’enfant, voici les difficultés d’apprentissage :

1 – Enfants entre 2 et 4 ans :

Certains signes précoces d’un trouble de l’apprentissage peuvent être :

  • Hyperactivité : ne pas arrêter de bouger, d’aller d’un côté à l’autre sans arrêt, se lever continuellement de son siège.
  • Difficultés d’attention : ne nous regarde pas lorsque nous leur parlons, ne suivent pas les instructions, sont facilement distraits, abandonne rapidement leurs tâches sans les terminer.
  • Difficultés de compréhension : pour comprendre ce que nous leur disons, changent de sujet ou nous interrompent constamment.
  • Difficultés pour exprimer leurs idées et pour communiquer.
  • Problèmes pour apprendre de nouveaux concepts, comme des formes ou des numéros…
  • Problèmes de comportements : comme embêter ou frapper les autres enfants, ou des comportements pour attirer l’attention comme crier, pleurer ou casser des choses.
  • Difficultés sociales : moins autonomes, nécessitent la présence d’un adulte et préfèrent souvent jouer avec des enfants plus petits qu’eux.
  • Dans le développement moteur : manque de coordination générale, ils s’encoublent facilement, difficultés pour le coloriage, le coupage ou le collage.

2 – Enfants entre 5 et 6 ans :

Cet âge suppose l’apprentissage formel de la lecture, de l’écriture et du calcul. Cela peut être un processus compliqué pour eux, spécialement si l’enfant souffre de dyslexie : ils ne progressent pas dans leur relation avec leurs camarades et des sentiments d’infériorité commencent à surgir, tout comme un manque de motivation, un manque d’intérêt et des échecs. Leurs difficultés d’apprentissage apparaissent dans des sujets concrets. De plus, leur capacité intellectuelle est souvent dans les normes. Que se passerait-il avec l’exemple de Jean ? Les parents commencent à se préoccuper pour les difficultés que présente Jean, mais ça n’est pas facile d’assumer que l’on dise que son enfant est “lent” ou “un mauvais élève”. Que pouvons-nous observer ?

  • Présence d’erreurs lors de la lecture ou de l’écriture, confondre les lettres, les changer de position, etc…
  • Difficultés pour apprendre le calcul, même les calculs simples, par manque d’ordre dans les séquences de numéros ainsi qu’à cause de problèmes pour apprendre les séquences temporelles.
  • Difficultés pour se rappeler l’information apprise, problèmes d’attention, de motivation et de comportement.

3 – Enfants de 7 ans et plus :

À cet âge, les enfants apprennent à lire et à écrire bien, il faut alors être plus vigilent. Nous pouvons observer :

  • Lecture inefficace : confondre les lettres, lire lentement et avec un rythme saccadé, faire beaucoup d’erreurs, changer des mots.
  • Difficultés dans l’expression écrite au moment de faire des rédactions et de comprendre un texte afin de répondre à des questions sur celui-ci.
  • De plus, ils ne comprennent pas les énoncés de mathématiques, et ne peuvent donc pas réaliser l’exercice correctement.
  • Enfin, il existe la présence de facteurs comme l’anxiété, les blocages, le rejet scolaire ou une basse estime de soi qui peuvent être très importants.

4 – Adolescence :

Normalement à cet âge les difficultés d’apprentissage ont déjà été observées. Mais que peut-il se produire si celles-ci n’ont pas été détectées ou si aucune action n’est mise en place à ce propos :

  • Les erreurs de lecture, d’écriture ou de calculs vont continuer.
  • La capacité à préparer un examen, à organiser des tâches et à planifier sera très basse.
  • Niveau de rendement scolaire bas.
  • Les facteurs émotionnels comme l’anxiété continuent d’apparaître.

Comme nous avons pu observer, les difficultés d’apprentissage n’ont rien à voir avec des problèmes de vision, ni avec des problèmes d’audition, de différences culturelles, d’un manque d’opportunités éducatives, de changements fréquents d’école ou d’une basse capacité intellectuelle.

Après avoir connu les différents symptômes que nous pouvons détecter chez les enfants, l’étape suivante est la responsabilité des parents. Ils sont la figure de référence de leurs enfants, et il est essentiel qu’ils soient de bons observateurs et qu’ils prêtent une grande attention ainsi qu’un soutien inconditionnel à leurs enfants. Ainsi, lorsqu’ils détectent des difficultés, il leur faudra faire appel à un professionnel dans le domaine (psychologue, pédagogue, conseillé d’orientation…). Ces professionnels pourront évaluer et traiter les problèmes d’apprentissage de l’enfant grâce à un intervention psychopédagogique.

Il faut commencer par accepter ces difficultés, écouter les émotions et les sensations propres à l’apprentissage. Ceux-ci nous permettront de comprendre d’une manière différente et d’apprendre d’une autre façon, et notre impulsion sera essentiel pour commencer ce processus. Que se passe-t-il lorsque cela suppose une torture pour l’enfant d’apprendre quelque chose à cause de toutes ces difficultés et parce que les gens autour d’eux les qualifie de “lent”, “stupide” et “d’imbécile” ?

Types de difficultés d’apprentissage.

Pour continuer d’approfondir sur les difficultés d’apprentissage, nous devons savoir que celles-ci peuvent être abordées depuis de nombreux domaines différents, comme la médecine, l’éducation, la socio-économie, etc… Dans chacun de ces domaines, l’approche est différente suivant leur intérêt. Qu’est-ce que cela signifie ? Dans ce chapitre nous allons vous donner les définitions et les types de difficultés d’apprentissage qui existent.

Les difficultés d’apprentissage sont équivalentes aux nécessités éducatives spéciales, dont l’objectif est de réunir toutes les catégories traditionnelles de l’éducation spécialisée et d’éliminer toutes les étiquettes négatives que l’on colle sur les enfants et sur leurs problèmes.

Les difficultés d’apprentissage intègrent cinq groupes différents, ordonnés du moins grave au plus grave, du moins handicapant au plus handicapant et du moins chronique au plus chronique.

1) Les problèmes scolaires (PS) sont le groupe le moins grave, qui ne se prolonge pas dans le temps et qui n’est pas forcément nécessaire de traiter par une intervention spécialisée, mais souvent juste avec un simple suivit éducatif. Ce sont probablement les plus commues de difficultés d’apprentissage. Elles sont souvent résolues avec facilité, parfois même de manière spontanée. Il s’agit d’élèves avec un rendement académique faible ou moyen-bas, bien qu’ils aient des capacités intellectuelles suffisantes pour obtenir de meilleurs résultats. Ils étudient peu et ont de mauvaises habitudes, ils lisent bien même s’ils ne comprennent pas toujours ce qu’ils lisent et écrivent d’une manière assez pauvre. Ils ont des difficultés et rejettent les contenus de certain cours ponctuels, comme les mathématiques ou les langues, bien qu’ils ne rencontrent pas de problèmes dans les autres branches.

Ces problèmes d’apprentissage se déclarent souvent avant l’adolescence, ou pendant l’adolescence. Son apparition est liée avec des schémas inadéquat d’éducation familiaux. Les élèves avec des problèmes scolaires manquent les cours car ils n’ont pas la motivation qui leur permet d’obtenir ce qu’ils souhaitent et d’atteindre leurs buts, ils ne montrent pas d’intérêts et leurs expectatives sur leurs capacités sont plutôt basses.

La principale conséquence des problèmes scolaires est un rendement académique en dessous de la moyenne et des capacités de l’élève. Si on ne fait rien pour solutionner ces problèmes, les conséquences peuvent être plus graves. L’orientation de l’élève de la part de son professeur est très importante.

2) Le faible rendement scolaire (FRS) est un problème de gravité moyenne du quel on peut récupérer si on traite adéquatement les nécessités éducatives scolaires et familiales. Lorsque nous parlons d’un faible rendement scolaire, il s’agit des élèves qui ont des difficultés dans toutes les branches qu’ils étudient, avec d’importants oublis d’apprentissage, un manque de travail, un manque de motivation, qui ne démontrent pas d’intérêt pour leurs cours et embêtent souvent leurs camarades de classe. Cela se traduit par une inadaptation scolaire, car leurs comportements sont perturbateurs et basés sur la désobéissance, la non-présence aux cours et l’indiscipline. Cela suppose un groupe d’altérations dans les processus d’enseignement et d’apprentissage ce qui fait que l’élève aura un rendement au-dessous de ses capacités. En plus, ces élèves présentent des difficultés dans les processus basiques de l’apprentissage comme la compréhension et l’expression du langage. Ils ont également des difficultés pour organiser, élaborer et transférer les informations.

Ces difficultés peuvent apparaître tout au long de la vie scolaire de l’enfant, Bien qu’elles apparaissent plus fréquemment pendant l’adolescence ce qui résulte en un rendement académique en dessous des capacités réelles des l’élèves, et celui-ci peut accumuler entre deux en quatre ans de retard sur le programme scolaire. Plus l’élève est âgé, plus le retard sera important et peut même devenir irrécupérable, ce qui se terminera en échec scolaire.

La cause des problèmes de faible rendement scolaire sont souvent liées aux facteurs de l’environnement familiale, scolaire et/ou social. Des schémas éducatifs familiales inadéquats comme un désintérêt de la part des parents, un manque de responsabilité et une faible disponibilité pour aider l’élèves à remplir ses tâches scolaires. Les relations avec les autres élèves influencent également le rendement académique, tout comme la condition sociale de l’environnement global.

Le pronostic de ces difficultés est bon, car celles-ci sont normalement récupérables, parfois même sans intervention d’un psychopédagogue. La majorité des cas doivent être traiter avec des attentions spéciales et de adaptations individualisées et significatives. C’est pourquoi il est très important de détecter ces difficultés d’apprentissage le plus vite possible et de réaliser une évaluation chez un professionnel spécialisé dans le domaine.

3) Les difficultés spécifiques d’apprentissage (DSA) sont présentent dès les premières étapes du développement de l’enfant, détériorant les méthodes normales d’apprentissage. Il s’agit des difficultés que les élèves peuvent avoir pour apprendre à lire, à écrire et à utiliser les mathématiques. Elles peuvent apparaître à n’importe quel moment de la vie, bien qu’elles apparaissent généralement avant l’adolescence, plus spécifiquement pendant l’éducation primaire, même s’il existe des cas dans lesquels ces difficultés sont apparus à l’âge adulte.

Leurs causes ne sont pas connues, bien que l’on mette en avant les facteurs biologiques associés aux opportunités d’apprentissage et d’enseignement.

Ces difficultés d’apprentissage sont d’une gravité modérément élevée, et il est donc nécessaire de faire appel à un professionnel afin qu’il pratique une intervention spécialisée et prolongée. Si l’on détecte ces difficultés au début de leur apparition, elles peuvent être traitée en quelques années, bien qu’il s’avère parfois plus difficile et plus long à solutionner.

Les difficultés spécifiques d’apprentissage n’ont pas toujours la même gravité et n’apparaissent pas forcément dans les mêmes conditions familiales, environnementales ou scolaires, et son pronostic peut donc être très variable. Les élèves qui ont des difficultés spécifiques d’apprentissage peuvent développer les capacités nécessaires pour terminer leur enseignement et leur scolarité obligatoire. Par contre, si l’intervention est réalisée après les huit ans, le retard scolaire sera toujours plus grand et les possibilités de rémission toujours plus faibles.

Padget (1998) différencie trois types de difficultés d’apprentissage. Celles-ci ont une répercussion importante sur les pratiques éducatives car elles distinguent les différentes capacités de la lecture, de l’écriture et des mathématiques :

  • Difficultés de lecture, faible rendement dans la précision, la rapidité et la compréhension de la lecture. Afin de travailler la rapidité de lecture et la fluidité verbale, on peut utiliser “Le jeu de l’attention de Ed. Lebon, García-Sánchez, C.& Estévez-González”. Parmi les activités ludiques à utiliser pour la compréhension de la lecture on trouve la recherche de mots dans le dictionnaire, les synonymes et antonymes, changer le genre et le nombre ou encore réaliser des dessins à propos du texte.
  • Difficultés pour le calcul. Différentes habiletés peuvent être affectées, en incluant la linguistique, la perspective, l’habileté d’attention et les habiletés de mathématiques de bases. Les tâches qui favorisent la compréhension du problème sont l’estimation du résultat, l’estimation des données manquantes, la sélection des données nécessaires, le choix des opérations et la recherche de toutes les solutions possibles.
  • Difficultés dans l’expression écrite. On observe une difficulté de l’individu pour composer un texte écrit, ce qui se manifeste par des erreurs grammaticales ou de ponctuation dans l’élaboration des phrases, par une organisation des paragraphes pauvre et par de nombreuses erreurs d’orthographe. Différents jeux peuvent être utilisés pour traiter ce problème, comme les mots-fléchés, les mots-croisés, etc…

4) Le trouble de déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH) est une difficulté qui est due à des facteurs personnels d’un caractère grave qui sont combinés avec des réponses inadéquates à l’environnement. Cela fait référence à un groupe de troubles scolaires et non-scolaires, basé sur des difficultés significatives d’apprentissage et d’adaptation familiale, scolaire et sociale. Les personnes qui souffrent de TDAH ont tendance à agir avant de penser, même s’elles peuvent compter sur une intelligence dans les normes. Elles ne laissent simplement pas le temps aux processus de penser avant de répondre à une stimulation. Ainsi, elles sont les premières à répondre, suivant un modèle impulsif et irréfléchi. On les dit “étourdies” et qu’elles “ne vivent que dans le présent” sans donner d’importance aux objectifs futures. De plus elles changent d’activités rapidement et font preuve d’explosions émotionnelles.

Le TDAH est un sujet d’actualité, qui est parfois diagnostiqué avec légèrté, sans critères claires, à cause de la coïncidence de ses caractéristiques avec d’autres troubles. Il peut apparaître tout au long de la vie, mais survient généralement avant l’adolescence.

Ces difficultés sont dues à une altération neuropsychologique qui affecte l’attention, la mémoire de travail, la motivation, l’affection et le langage. Les élèves qui souffrent de TDAH sont incapables de contrôler leurs comportements, d’autoréguler leurs pensées et de limiter l’influence des stimulations extérieures. Ils ont des difficultés pour contrôler leur attention, spécialement la concentration sur une ou sur plusieurs stimulations à la fois.

Comme conséquence du TDAH, les enfants présentent des difficultés pour s’adapter à l’environnement scolaire, on un rendement académique en dessous de leur capacité et créés un déséquilibre dans le climat familiale et sociale dû à leur manque de contrôle. De plus ils peuvent se trouver en situation d’échec scolaire et en perte d’apprentissage

On distingue trois types de TDAH :

  • Prédominance du déficit de l’attention : difficultés pour réorienter son attention et la maintenir, difficultés pour réaliser des activités, pour prêter attention à deux activités à la fois, pour ignorer les détails, problèmes d’organisation, entre autres.
  • Prédominance hyperactivo-impulsive : difficultés pour contrôler le traitement de l’information, pour attendre son tour, en plus de signes d’hyperactivité comme se bouger sans arrêt, être continuellement en mouvement.
  • Type combiné : n’arrive pas à prêter attention, à se concentrer un long moment. Nerveux, sensible et tendu, désobéissant à la maison, fait les choses sans les penser, aime attirer l’attention, se fâche facilement et peut être tricheur ou menteur. Cri souvent, a des crises de colère ou de pleurs, parle trop et préfère jouer avec des enfants plus petits.

Le TDAH ne se soigne pas spontanément, mais nécessite être traité. Il est vrai qu’à l’adolescence, les symptômes diminuent significativement, mais il ces derniers ne disparaissent pas complétement. Ainsi, le diagnostic de TDAH est également fréquent chez les personnes adultes. Comme nous l’avons déjà dit pour les autres difficultés d’apprentissage, l’essentiel est de le détecter et de le traiter le plus tôt possible.

5) Pour finir, il y a l’incapacité intellectuel limite (IIL). Il s’agit d’un retard dans le développement grave et chronique, c’est à dire que même si l’on peut améliorer la situation, ce trouble ne peut pas être complètement soigné. Ce sont des difficultés importantes dans l’apprentissage scolaire. Les personnes qui en souffrent arrive souvent à devenir indépendantes et à s’occuper d’elles-mêmes, bien que leur rythme de développement soit plus lent que la normale.

Sa cause principale est une altération neurologique qui provoque un retard et une altération de l’attention, du raisonnement, en plus d’un coefficient intellectuel bas (entre 70 et 85). Les individus qui souffrent de ce trouble sont facilement distrait et ont une faible capacité d’attention, en plus d’autres difficultés comme un manque d’autorégulation et de stratégies d’apprentissage. Ils ont des difficultés pour exprimer leurs sentiments, et peuvent parfois faire preuve de comportements agressifs. Ils peuvent également avoir des difficultés dans le développement du langage ainsi qu’un faible rendement académique.

Ce trouble peut apparaître à n’importer quel moment de la vie, bien qu’il se développe généralement pendant l’enfance. Son origine peut être attribuée aux conditions génétiques, aux problèmes pendant la grossesse ou pendant la naissance (anoxie : manque d’oxygène dans le sang) ou encore à d’autre problèmes de santé comme la méningite ou a malnutrition extrême.

Ce sont des enfants dont les progrès scolaires sont limités, mais leur intégration avec le reste des élèves et tout à fait possible, et même conseillée.

Avant de terminer, nous allons vous donner quelques recommandations d’intervention familiales et scolaires. Il est nécessaire de prendre en compte les adaptations culturelles individuelles (ACIs), ainsi que les stratégies amenée et entraînée par des professionnels.

Difficultés d'apprentissage

Intervention sur les difficultés d’apprentissage

Intervention sur les difficultés d’apprentissage : la famille et l’école

Comment traiter les difficultés d’apprentissage dans le milieu familiale ?

Lorsque l’on informe à des parents que leur enfant présente des difficultés d’apprentissage, des doutes surgissent alors sur que faire dans cette situation et sur ce qui va arriver à leur enfant. C’est pour cela qu’il est très important qu’ils reçoivent une bonne orientation sur comment ils peuvent stimuler certains aspects dans le développement de leur enfant et à comprendre les possibilités réelles de leur enfant. Voici quelques conseils et recommandations qui seront d’une grande utilité pour les parent sou pour les éducateurs :

  • Pour commencer, il est important que les parents soient informés de ce qui est en train d’arriver à leur enfant, de leur donner des informations sur le diagnostic possible et d’expliquer la signification de ces difficultés d’apprentissage. Cela est d’une grande aide de donner aux parents une bibliographie et du matériel pour travailler avec leur enfant, des activités et des recommandations.
  • Essayez de comprendre la situation du point de vue de votre enfant, c’est à dire, soyez empathique avec lui. Il faut essayer d’identifier ses émotions et de l’accompagner sur le chemin qu’il doit parcourir. Soyez attentif à ses besoins et donnez de l’importance à ce que votre enfant exprime. En même temps, il vous faudra réprimer vos sentiments de frustration, de colère ou de peine face aux difficultés de votre enfant et à l’impossibilité de les aider afin de ne pas leur transmettre ces sentiments.
  • Ne forcez pas votre enfant à travailler plus, mais essayez de comprendre l’effort qu’il est en train de réaliser et donner lui le temps dont il a besoin.
  • Encourager son estime de lui-même en le félicitant pour les choses qu’il réalise, renforcez les activités qu’il fait et encouragez-le à continuer à travailler malgré les difficultés qu’il rencontre. Donnez-lui l’opportunité de faire des activités différentes comme peindre, faire du sport, monter à cheval, jouer de la guitare, etc… Tout le monde doit développer un sentiment de dominance et de force !
  • Essayez de ne pas focaliser les conversations sur les problèmes scolaires, mais les centrer sur d’autres thèmes qui vont un peu plus loin, comme ce qui leur a le plus plut en classe, son film favoris ou son/sa meilleur ami/e.
  • Trouvez le juste équilibre entre aide et encouragement à l’indépendance. Il est indispensable d’identifier les situations dans lesquelles il a besoin de votre aide, mais il ne faut pas oublier d’encourager l’indépendance et l’autonomie dès que possible. Par exemple, écoutez votre enfant lire quelques minutes chaque nuit avant de dormir, revoir les fautes d’orthographe, exercer la table de multiplication ou trouver des sujets pour le nouveau projet à l’école. Le rôle des parents doit être celui de guide, c’est à dire qu’il ne faut pas résoudre les problèmes pour lui, mais lui montrer des alternatives afin qu’il puisse prendre lui-même une décision et le laisser commettre certaines erreurs et les commenter afin qu’il apprenne.
  • Dans le cas de tâches de longue durée, il est important de déterminer si celles-ci peuvent être raccourcies, ou diviser en sous-tâches afin de pouvoir les réaliser en segments séparés. Choisissez le meilleur moment du jour pour réaliser la tâche, selon les caractéristiques de votre enfant. Évaluez les possibilités de faire des pauses toutes les 15 ou 20 minutes et donnez à votre enfant l’opportunité de jouer pour se changer les idées.
  • Lisez à votre enfant et faites-le lire pour vous. Il est important de bien connaître le niveau de lecture de votre enfant, afin de choisir avec lui les lectures qui correspondent à son niveau et d’éviter des frustrations. Vous pouvez également jouer avec le ton de votre voix et les intonations, cherchez les mots dans le dictionnaire ou alors les synonymes et les antonymes.
  • Aidez-le avec l’orthographe, en lui enseignant un ou deux mots par nuit et en révisant les mots des jours précédents. Faites-lui réciter une phrase en utilisant les mots appris. Les jeux de mots, comme les mots fléchés, les mots croisés, etc.. sont aussi très important, vous pouvez également utiliser du matériel comme des post-it afin de jouer avec les mots.
  • Face aux difficultés en mathématiques, aidez-le à comprendre le problèmes en utilisant du matériel concret, comme des lentilles, des pièces, des boutons, etc… Ne travaillez qu’un concept à la fois, par exemple ne passez pas à la table de multiplication de 3 avant qu’il n’ait bien compris celle de 2. Vous pouvez également travailler à la cuisine en faisant des desserts afin d’utiliser les mesures indiquées dans les recettes et ainsi renforcer ce concept.
  • Comme habiletés d’organisation, supervisez le rendement de votre enfant grâce à un agenda que vous et le professeur de votre enfant aurez révisé. Il est essentiel de maintenir une routine quotidienne et des horaires structurés.
  • Utilisez à la maison un tableau afin de rappeler à votre enfant ses horaires, ses tâches et toutes les activités qu’il va réaliser. Vous pouvez utiliser des aimants et le coller à la porte du frigo, développer une liste de choses à faire suivant un certain ordre, utiliser des casiers afin d’organiser et de séparer son matériel et de le retrouver plus facilement.

Tous ces conseils vous permettront de générer un sentiment agréable et de commodité pour votre enfant dans son apprentissage, en le combinant avec le jeu et d’autres activités gratifiantes pour lui.

Comment traiter les difficultés d’apprentissage à l’école ?

Au niveau scolaire, une bonne coordination avec l’école et avec les professeurs est fondamentale afin de déterminer la nécessité de mettre en place des aides et des adaptations particulières. Vous pouvez aussi évaluer la possibilité de changer d’établissement scolaire à un autre que vous pensez plus adapté aux nécessités de votre enfant.

Parmi les mesures qui peuvent être mises en place, on peut trouver :

  • Faire des cours plus pratiques, avec des instructions pas à pas et avec une assignation des tâches spéciales.
  • Diviser l’apprentissage en partie plus petites, dans un ordre logique et avec des objectifs clairs. Inclure à l’apprentissage une grande partie visuelle basée sur des graphiques, des dessins, etc… Cela peut s’avérer utile de noter le sujet étudié en classe au tableau noir ainsi que les sous-chapitres abordés afin qu’il puisse suivre l’ordre par écrit.
  • Utiliser des règles mnémotechniques, par exemple en lui rappelant la première initiale de chaque mot ou l’ordre des opérations en mathématiques.
  • Stimuler les enfants afin qu’ils utilisent tous leurs sens, et qu’il se rappelle ainsi mieux de ce qu’ils ont appris.
  • Répéter correctement ce que disent les enfants quand ils se trompent, mais ne pas leur dire “non, ce n’est pas vrai”. Par exemple, si un enfant dit “les chauves-souris sucent le sang” le professeur devra dire “il y a des chauves-souris qui sucent le sang et d’autres non”.
  • Lui poser des questions ouvertes d’une manière progressive et créer une histoire à partir des réponses qui ont été données. Par exemple : “qu’as-tu fait avant de dormir ?”, “je me suis laver les dents”, “et ensuite ?”, “j’ai lu un conte”, “avec qui as-tu lu en conte ?”, “avec maman”, “ah, donc avant de dormir tu t’es lavé les dents et tu as lu un conte avec maman”.
  • Réaliser différentes activités dans lesquelles l’enfant est encouragé à utiliser le langage pour décrire ce qu’il ressent, pour décrire son expérience, pour raconter des histoires ou faire des prédictions.
  • Donner le temps à l’enfant de s’exprimer, ne pas lui mettre la pression, l’aviser à l’avance que nous allons lui poser une question et ne pas lui faire ressentir qu’il ralentit le rythme de la classe. Ainsi il peut dédicacer plus de temps et d’efforts que ses compagnons qui n’ont pas les mêmes difficultés.
  • Afin que les enfants obtiennent une plus grande conscience des mouvements articulaires nécessaires à la prononciation, il faut les encourager à allonger les sons des syllabes et à observer la sensation dans leurs bouches et sur leurs lèvres.
  • Il faut faire attention à où l’enfant va s’asseoir en classe, près ou loin du professeur, le plus éloigné des distractions que peuvent être les fenêtres, les portes ou certains compagnons de classe. Il est important de réduire au maximum ces éléments de distraction, spécialement pour les enfants qui ont des difficultés d’apprentissage et de ne mettre à leur disposition uniquement le matériel dont ils ont besoin pour la tâche du moment.
  • Donner des ordres simples, brefs et séquentiels. Par exemple : “Julie, sors ton livre de lecture et ta trousse”, “très bien”, “lorsque tu auras fini, appel-moi”. Il est également possible d’utiliser des panneaux avec des dessins qui indiquent quelle activité va être réalisée.
  • Maintenir un contact visuel avec l’enfant, afin qu’il fixe son attention sur ce que le professeur est en train de lui expliquer.

Conclusion et conséquences associées aux difficultés d’apprentissage

En ayant abordé d’une façon schématique et détaillée les difficultés d’apprentissage, nous avons développé également les conséquences qu’ont ces difficultés d’apprentissage. Les conséquences que nous avons vues sont :

  • Un faible rendement académique, rendant en dessous de ses capacités, ce qui peut aboutir en une situation d’échec scolaire pour l’élève.
  • Faible estime de soi. De plus, les enfants peuvent expérimenter différentes émotions dues à leurs difficultés d’apprentissage. L’enfant ne se sent pas valide et il a beau essayer il ne comprend pas ce qu’il se passe.
  • Baisse de la motivation et de l’effort fournit.
  • Problèmes de comportement, car du fait qu’il ne comprenne pas ce qu’il se passe et qu’ils ne veulent pas avoir l’air “bête” auprès de leurs camarades, ils peuvent agir d’une manière inattendue.
  • Répercussion sur son éducation et sur son processus d’apprentissage, en plus de ses relations avec les autres et dans ses activités de la vie quotidienne.

Quelles autres conséquences peuvent avoir des difficultés d’apprentissage ? Réfléchissons-y afin que vous puissiez accompagner votre enfant dans ce processus. Dans l’exemple de Jean, les difficultés d’apprentissage dont il souffre sont évaluées à l’école. Il est ainsi déterminé qu’il présente une difficulté d’apprentissage, de problèmes émotionnels et de troubles du comportement associés à ces difficultés. Une fois le traitement spécialisé initié et mis en coordination avec l’école, Jean commence à progresser.

Chaque cas est différent et l’impact sur les enfants et sur les adultes dépend de différents facteurs, comme la gravité du diagnostic, sa détection précoce ou non ainsi que le soutien reçut. C’est pour cela qu’il est essentiel de connaître quelles sont les difficultés rencontrées par votre enfant, et qu’il faut avoir confiance en les stratégies misent en place et d’aller consulter un spécialiste à chaque fois qu’un doute surgit, que ce soit un psychologue, un pédagogue, un conseiller d’orientation, un professeur, etc…

Il faut être attentif au rythme de votre enfant et essayer de comprendre ce qu’il y a derrière ses comportements, ses émotions et ses croyances. Il faut concevoir le processus d’apprentissage comme un défi, et non comme une torture.

En savoir un peu plus…

Évolution historique des difficultés d’apprentissage

C’est à partir de 1880 que l’on a commencé à démontrer de l’intérêt pour les difficultés d’apprentissage, grâce à l’évolution éducative de la société. Plus tard, en 1962, Samuel Kirk (psychologue et éducateur des États-Unis) utilisa pour la première fois le concept comme on le connaît aujourd’hui. Afin d’en savoir plus sur la complexité de ce sujet et sur l’évolution de ce concept des difficultés d’apprentissage, des experts comme Wiederholt, en 1974, ont établi quatre périodes clés dans l’histoire.

Dans la première étape, nommée Étape de Fondation (1880-1940), l’attention était centrée sur les bases de la neurobiologie des difficultés d’apprentissage, mettant en relation celles-ci avec des lésions cérébrales. Un des auteurs précurseur dans le domaine des difficultés d’apprentissage, Francis G.Gall (1800), arriva à la conclusion que chaque zone du cerveau est liée à une capacité mentale et qu’une lésion d’une de ces zones n’affecterait pas forcément les capacités des autres zones. Il est important de parler des travaux de Broca (1816) et de Wernicke (1908), lesquels ont permis de déterminer une zone spécifique du cerveau pour le langage parlé et une autre pour la compréhension du langage.

Une donnée curieuse nous indique qu’après la première guerre mondiale, Kurt Goldstein, observa les soldats qui avaient souffert de lésions cérébrales pendant la guerre, qui leur provoquaient différents symptômes comme de l’hyperactivité, de l’impulsivité ou de la distraction. Après cela, Strauss y Werner ont observés ces mêmes symptômes chez des enfants qui souffraient de retard mental, appelé alors “dégâts cérébraux exogènes”. Ces auteurs, en compagnie de Lehtinen, proposèrent un enseignement adapté aux nécessités et aux limitations de chaque élève dans des milieux éducatifs différents, comme des salles de classes plus petites et qui contenaient moins d’élément de stimulation.

La seconde étape nommée Étape de Transition (1940-1963) arriva ensuite, dans laquelle nous sont abordé les difficultés d’apprentissage d’un point de vue plus neurologique. Cette explication des difficultés d’apprentissage comme un retard ou une altération d’un des processus basiques (auditif, tactile, visuel, linguistique, attentionnel, de la mémoire, etc…) au lieu d’un dommage cérébral. Plusieurs tests furent alors inventés, focalisés sur l’évaluation des processus perspectivo-moteures et des processus linguistiques.

La troisième étape est nommée Étape d’Intégration (1963-1990), qui présente comme objectif principal l’analyse du concept des difficultés d’apprentissage et des modèles d’interventions de ces troubles. Un grand intérêt apparaît alors sur le sujet, et le concept est bien intégré par la société. Différentes associations sont formées afin d’aider les parents et les professeurs impliqués dans l’intervention sur des enfants avec des difficultés d’apprentissage, comme la Association for Children with Learning Disabilities (ACLD), Found for Perceptally Handicapped Children, Individualizad Family Service Plans et le National Joint Commitee on Learning Disabilities (NJCLD). Cette dernière défend les droits des enfants qui souffrent de difficultés d’apprentissage.

De plus, la Loi Publique 91-230 apparaît également afin de réguler les programmes éducatifs des enfants avec des difficultés d’apprentissage à l’école et le modèle d’instruction direct est créé, contrôlant les facteurs externes, les récompenses et les punitions d’un apprentissage adéquat. Les premières revues spécialisées comme le “Journal of Learning Disabilities” ou le “Learning Disability Quartely” et le “Learning Disabilities Research and Practice” apparaissent à cette époque.

Pour terminer le parcours, nous arrivons à la quatrième et dernière étape, l’Étape Contemporaine (depuis 1990), dans laquelle on essaye de consolider les difficultés d’apprentissage en tant que nouvelle discipline. Cela suppose certains débats sur la grande diversité de définition et de caractéristiques qu’il existe sur les difficultés d’apprentissage, ce qui rend plus difficile la création d’une base stable pour cette nouvelle discipline.

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Ana Muñoz Miguez, psychologue spécialisée en psycho-oncologie, soins palliatifs et troubles du langage.”

Rédacteur spécialisé du domaine médical et de la santé. Passionné de psychologie, de philosophie ainsi que de neuroscience.
Toujours à la recherche de nouvelles sources et de nouvelles tendances, dans le but d’inspirer le publique et de le guider vers de nouvelles méthodes ou théories pour l’aider à améliorer son quotidien.

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