28 Déc 2016

Hématophobie : peut-on vaincre la peur du sang ?

La peur du sang peut-elle être surpassée ? Il existe beaucoup de personnes qui souffrent d’hématophobie (la phobie du sang). Une peur illogique et irrationnelle lorsqu’elles voient du sang (voir même juste le fait d’y penser), que ce soit dans une plaie, sur une aiguille, après une coupure, dans un hôpital, etc… N’importe quelle chose qui est lié au sang, de près ou de loin, leur fait ressentir une peur terrible. Découvrez ce qu’est l’hématophobie et comment la surpasser.

La vue du sang plait à peu de personnes. Il est normal de ressentir du dégoût, voir même d’expérimenter une sensation désagréable (vertiges, nausées et même évanouissement). Le problème survient quand l’anticipation de ces sensations nous fait si intensément peur que cela nous conduit à éviter toutes les situations dans lesquelles on pourrait être en contact avec du sang. Cela peut aller jusqu’à incapacité la personne qui souffre d’hématophobie, l’empêchant de se rendre à l’hôpital voir même simplement chez le médecin.

La seule manière de surpasser la peur du sang est de s’y exposer et de s’y habituer. Le défi se trouve dans les premiers instants, durant lesquels l’on éprouve des nausées et des haut-le-cœur. Pour tous ceux qui souhaite vaincre leur peur du sang, dans ce post nous vous expliquons ce qu’est l’hématophobie et comment affronter ces premiers instants de contact avec le sang grâce à une technique de tension musculaire.

Hématophobie

Hématophobie : peut-on surpasser notre peur du sang ?

Peur du sang : une histoire basée sur des faits réels

Pendant une chaude journée d’été aux températures élevées, nous nous trouvons confortablement installés dans une chaise longue sur la terrasse de notre maison. À l’ombre d’un avant-toit en tuile, la température est assez agréable. Nous partageons une bonne table d’apéritifs divers avec de bons amis. Pourtant, cette vision si idyllique se convertira vite en une scène de terreur “tarantinesque”.

L’un d’entre vous décide que le meilleur moyen de faire descendre ces appétissants apéritifs est avec un peu de pastèque… Il saisit un long couteau et le fruit volumineux. Bien sûr, c’est le plus maladroit qui a eu cette idée et qui la met en pratique, et c’est logiquement que la tragédie annoncée se termine avec notre bon ami hurlant de douleur. Il se tient le doigt, sur lequel l’on peut apercevoir une petite coupure, mais qui saigne abondamment. Pendant que notre ami se vide de son sang, une sensation très désagréable nous envahit. Des nausées nous montent à la tête, nous nous levons de la chaise et pour fuir cette scène d’horreur ensanglantée, nous perdons nos forces et nos jambes se mettent à tremblées. C’est à cet instant qu’un cri de secours s’échappe de notre gorge avec une puissance incroyable : “QUE QUELQU’UN APPEL UN AMBULANCE… je vais m’évanouir !!!”.

Cette histoire est inspirée de faits réels, et est plus commune que ce que l’on pourrait croire. Il y a beaucoup de personnes, de l’étudiant de première année de médecine au spectateurs d’un film gore, à avoir souffert de ces symptômes que les professionnels appel l’Hématophobie.

“Hématophobie” : la phobie du sang

On nomme la peur du sang Hématophobie. Les personnes qui en souffrent ont peur des blessures, des hôpitaux, des coupures et des seringues. Cette phobie peut parfois avoir des conséquences problématiques pour ces personnes, et peut engendrer des troubles plus sérieux comme l’anxiété et l’incapacité de recevoir des soins médicaux (comme une simple analyse de sang) ou l’incapacité de proportionner l’aide nécessaire à une personne qui vient de souffrir un accident.

En plus d’être rares, ces cas sont souvent les plus problématiques car ce dégoût du sang les empêche de mener une vie normale ou saine. L’hématophobie est la phobie du sang, et est caractérisée par l’anticipation de pensées (“si je vais chez le médecin, ils vont sûrement m’ouvrir et m’opérer”) et l’évitement (“c’est mieux que je n’y aille pas, le remède sera certainement pire que le mal de toute façon”).

Ici, l’important et le plus intéressant est que le fait d’observer des aiguilles, du sang, des viscères ou une blessure produit chez certaines personnes une réaction physiologique concrète qui a été mise en évidence par des scientifiques. La bonne nouvelle, c’est que cette réaction peut être contrôlée et avec le temps ces personnes arrivent à al surpasser.

L’hématophobie se distingue des autres phobies car elle présente une réaction bi-phasique

Les personnes qui souffrent de la peur du sang expérimentent une réaction bi-phasique. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que notre organisme répond en deux temps quand il voit (ou pense à) du sang :

  1. Da en premier temps, et comme conséquence de l’impression, de la surprise ou de la stupeur, survient une réaction typique et caractéristique de l’anxiété. Nos constantes physiologiques décident de faire la fête et augmente le rythme cardiaque, la pression artérielle et le rythme de respiration.
  2. La deuxième phase, qui suit la précédente, a des effets inverses, et les constantes qui étaient en hausse vont subitement baisser. Le sang n’arrive plus dans les périphéries du corps et nous avons la sensation que la force nous vient à manquer. Le flux sanguin est plus faible, et cela peut entraîner un évanouissement.

En réalité, les taux d’évanouissement, selon certains chercheurs, atteindrait jusqu’à 80% de personnes qui souffrent de cette phobie. Il faut savoir que celle-ci touche environ 40% de la population. Il y aurait donc, selon les statistiques, beaucoup de gens qui s’évanouissent à cause du sang.

Hématophobie

Hématophobie, comment vaincre la peur du sang

Pourquoi la voisine du troisième n’a-t-elle pas peur du sang ?

Si tout le monde souffrait de cette phobie, qui se chargerait de nous opérer de l’appendicite par exemple ? Bien qu’il s’agisse en grande partie d’une réaction naturelle, il y a des personnes qui n’ont même pas ce “réflexe”, ou qui sont tellement habitué qu’ils ont surpassé leur peur initiale. Il y a des personnes qui évitent n’importe quelle situation qui pourrait les exposer au sang (hôpitaux, personnes blessées, analyses, don de sang, etc…). C’est dans ces cas-là que l’hématophobie peut apparaître en tant que trouble psychologique. Mais attention, pour arriver au point de souffrir d’un trouble psychologique, cela doit affecter notre vie de tous les jours, ainsi que notre santé.

Le positif dans tout cela (oui ! il y a du positif) est qu’il existe des techniques pour affronter cette peur. Voici un “protocole d’action” : la technique de la tension appliquée.

Vaincre votre peur du sang grâce à la technique de la tension appliquée

Cette technique, nous pouvons la pratiquée à la maison et l’appliquée la prochaine fois que nous sentons que la peur du sang et sa réaction bi-phasique s’empare de nous.

Ces conseils sont destinés aux personnes qui souhaitent essayer une manière utile d’apprendre à réagir dans ces situations, mais l’idéal serait de faire appel à un spécialiste en psychologie, surtout dans les cas les plus graves.

1- Asseyez-vous

La sensation de vertiges peut finir en évanouissement. Si nous sommes sensibles au sang, il est important que nous nous asseyions, afin d’éviter de se cogner en cas d’évanouissement.

2- Serrez fort

Posez vos mains sur vos jambes. Serrez les poings très fort, comme si vous aviez quelque chose dans les mains et que vous souhaitiez le faire disparaître. Maintenez 10-15 secondes.

3- Relâchez

Réduisez la tension sans pour autant arriver à un état normal. Cette partie doit durer entre 15 et 20 secondes.

4- Au tour des jambes

Poussez avec vos pieds contre le sol et serrez les genoux en même temps. Maintenez 10-15 secondes.

5- Nouveau relâchement

Relâchez vos jambes pendant environ 10-15 secondes.

6- “J’y vais !”

Dans cette partie, nous tendons le corps dans une position “comme si on se levait”. Nous lèverons un peu les fesses du siège mais nous ne poussons pas sur nos jambes et sur nos mains. C’est un peu la position de quand quelqu’un sonne à la porte et qu’il y a beaucoup de personnes à la maison. Nous faisons le geste de nous lever en disant “j’y vais” alors qu’en fait nous ne faisons pas vraiment d’effort pour nous lever.

7- Troisième relâchement

Troisième relâchement pendant environ 15-20 secondes.

8- Tension maximale

Nous réalisons une grande contraction de tous les muscles que nous avons utilisés dans cet exercice, mais cette fois tous en même temps.

9- Fin

Nous relâchons tout le corps.

Le mot de la fin

La technique expliquée plus haut est utilisée en consultation pour traiter ce type de phobie. Mais celle-ci est accompagnée d’une série de stratégies qui aident les patients à faire face à leur peur. Le plus approprié serait (comme nous l’avons déjà dit) de faire appel à un spécialiste, ce qui ne signifie pas du tout que nous sommes fous. Pour que les neuf étapes présentées dans la technique de la tension soient utiles nous devons les pratiquer fréquemment, surtout au début. Nous avons dans nos mains le pouvoir de faire face à n’importe quel obstacle qui se présente et d’améliorer notre vie quotidienne. Et chez , nous pensons que c’est l’un des meilleurs conseils qui peut être donné.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Diego Remón, psychologue et neuroscientifique spécialisé en psychologie de la santé.”

Rédacteur spécialisé du domaine médical et de la santé. Passionné de psychologie, de philosophie ainsi que de neuroscience.
Toujours à la recherche de nouvelles sources et de nouvelles tendances, dans le but d’inspirer le publique et de le guider vers de nouvelles méthodes ou théories pour l’aider à améliorer son quotidien.

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