17 Mai 2017

Maladie de Lyme : découvrez comment elle tue en toute discrétion !

Vous avez certainement entendu parler de cette maladie en France, qui a refait surface même si elle n’a jamais vraiment disparu, mais cette fois, en affectant un grand nombre de personne : La maladie de Lyme.

Les pays qui sont touchés ont deux points communs : Le nombre de cas touchés ne cessent d’augmenter et les autorités sanitaires tendent à étouffer l’affaire.

Maladie de lyme

L’image d’une tique en train de “vomir” des milliers de bactéries dans notre corps dont celle responsable de la maladie de Lyme

En ce qui concerne les statistiques, les chiffres varient d’une source à l’autre, les autorités sanitaires disaient qu’en France, la maladie ne touche que quelques milliers de personnes chaque année, mais en se basant sur une étude récente, on atteint les 30 000 cas annuels.

Aux Etats-Unis est le pays le plus touché au monde vu que la maladie est d’abord apparue dans le Connecticut, le CDC (center for control and disease), affirme qu’il existerait un peu plus de 30 000 cas annuels, alors qu’en réalité entre 240 000 et 376 000 cas seraient atteints de la maladie selon une étude récente.

Les origines de la maladie de Lyme

La borréliose comme bactérie existe certainement depuis très longtemps, mais la maladie de Lyme a été suspectée pour la première fois en 1975 dans la ville de Lyme (connecticut) aux Etats-Unis dont elle doit le nom.

Dans cette ville, deux enfants ont été diagnostiqués avec l’arthrite rhumatoïde juvénile. Cependant, des chercheurs ont remarqués que plusieurs autres enfants (même dans des villes voisines) avaient les mêmes symptômes. Après quelques recherches, ils ont découvert que les malades avaient l’habitude de jouer près des zones boisées où les tiques vivaient, et que le premier symptôme a fait irruption pendant la saison chaude : l’été

En 1982, un chercher qui s’appelle Willy Burgdorfer a prélevé dans les intestins des tiques, des bactéries et les a mis en culture, puis injecté dans des lapins. Quelques jours plus tard, ces derniers ont développé des symptômes semblables à ceux des enfants. Et c’est ainsi que la maladie fut découverte et fut même nommée en l’honneur du scientifique : Borrelia Burgdoferi.

La maladie de Lyme, c’est quoi ?

La maladie de Lyme, ou « borréliose de Lyme » est une maladie infectieuse due à une bactérie nommée « Borrelia Burgdorferi » transmise lors d’une morsure de tique. Cette maladie peut toucher plusieurs organismes dans le corps (peau, système nerveux, articulations…) sous différentes formes et peut évoluer sur plusieurs années en passant par trois stades qui peuvent parfois être séparés par des périodes où les symptômes ne se manifestent plus.

La bactérie Borrelia, c’est quoi ?

La bactérie Borrelia, appartient à la classe des spirochètes, dans le corps, elle se présente sous plusieurs formes, on en connaît 4 principales :

La forme caractéristique spiralée

La forme spiralée de la bactérie qui cause la maladie de Lyme

C’est la forme reconnue pour causer la maladie de Lyme. Elle possède une paroi et se déplace dans les tissus et dans le sang, et peut même traverser les os et les cellules pour ensuite se transformer en forme L ou en kyste afin de se protéger contre les traitements. Avec une capacité de se multiplier, cette forme a été identifiée dans le tube digestif d’une tique en 1981 par le Dr Willy Burgdorfer.

La forme kystique :

La forme kystique de la bactérie qui cause la maladie de Lyme

Pour se protéger, la bactérie est capable de se couper en petits morceaux vivants qui s’assemblent en forme de kyste, entouré d’une membrane qui n’est pas reconnue comme étrangère par le corps, c’est pourquoi même les antibiotiques ne peuvent rien contre elle, au niveau microscopique, cette forme ne peut pas être reconnue.

Ainsi, la bactérie demeure dormante, pendant des mois, voire des années, et s’adapte à son milieu pour survivre (changement de température, PH …) ne causant aucun symptôme visible jusqu’à faire croire au malade ainsi qu’au médecin que c’est une guérison, toutefois elle peut être responsable de la réapparition de la maladie de Lyme en cas de réveil. Il n’existe aucun traitement contre cette forme de bactérie.

La forme intracellulaire

La forme intracellulaire de la bactérie qui cause la maladie de Lyme

Cette forme de bactérie ne possède pas de paroi, ce qui rend sa détection par les antibiotiques et le système immunitaire difficile voire impossible, elle peut induire à une infection intracellulaire chronique.

Elle est reconnue comme la forme la plus riche en symptôme, mais malheureusement ces derniers ne sont pas attribués à la maladie de Lyme, comme : La maladie de Parkinson, la sclérose en plaque, troubles psychiques…

Cette maladie n’a pas de traitement, et la personne est obligée de vivre avec.

La forme biofilm

C’est une forme récemment découverte, et c’est un amas de bactérie recouvert de fibrine.

Les stades de la maladie de Lyme

La phase primaire de la maladie de Lyme

Première phase de la maladie de Lyme

C’est le stade de l’infection cutanée qu’on appelle aussi l’érythème chronique migrant, caractérisée par une trace rouge sur la peau, qui surgit entre le 3ème et le 30ème jours après la piqûre avec une absence de grattage.

Dans la plupart du temps, elle se trouve au niveau des membres inférieurs, parfois supérieur voire le visage chez les enfants. La piqûre peut passer inaperçue et la personne atteinte peut ne pas avoir de souvenir du moment quand c’est arrivé, cependant en cas de non traitement, l’infection évolue et connaît une extension pour disparaître sans séquelle.

À ce stade, un traitement peut être très efficace et peut empêcher qu’il ait des complications.

Les symptômes qui peuvent accompagner cette piqûre de tique sont :

  • Une sensation de fatigue.
  • Douleurs musculaires.
  • Fièvre et température élevée.
  • Maux de tête.
  • Des frissons.

La phase secondaire de la maladie de Lyme

C’est la phase révélatrice de la maladie, vu que l’infection cutanée peut passer inaperçue (comme dans plus de 50% des cas), elle surgit après plusieurs semaines ou mois après la disparition de la trace.

Les symptômes qui caractérisent ce stade sont :

  • Une fatigue extrême.
  • Douleur et difficulté articulaire extrême.
  • Maux de tête intense.
  • Rythme cardiaque irrégulier.
  • Faiblesse au niveau des muscles du visage.
  • Des éruptions cutanées.
  • Irritation des yeux.

Si la maladie n’est pas traitée à ce stade, elle devient de plus en plus agressive et arrogante en touchant de plus en plus d’organes. Ce qui laisse apparaître des symptômes plus rudes comme

  • Des tachycardies.
  • Douleur lors de la mastication.
  • Troubles visuels.
  • Troubles de sommeil.
  • Fatigue plus intense.
  • Douleur plus intense au niveau des articulations.
  • Radiculite qui est une inflammation du nerf innervant le territoire de la piqûre.

La troisième phase de la maladie de Lyme

Elle peut prendre des mois, voire des années pour manifester des symptômes encore plus graves

  • Au niveau neurologique : Touche le système nerveux central et périphérique causant des troubles neuropsychiatriques.
  • Au niveau articulaire : Qui se manifeste par une raideur articulaire intense.
  • Au niveau cutané : Inflammation de la peau avec un risque d’atrophie, et apparition de nodules violacés, arrondis, à contours nets.

Maladie de Lyme : Analyses et techniques de diagnostique

La première chose qu’un professionnel recherche c’est la trace de la morsure sauf que cette dernière n’apparaît pas chez tout le monde, ce qui rend le dépistage plus difficile, c’est pourquoi d’autres méthodes plus efficaces sont sollicitées, comme :

  • Test Elisa : Une technique immuno-enzymatique qui détecte la présence des anticorps dirigés contre la borréliose, inutile si on le fait juste après une piqûre car le résultat de la sérologie est souvent négatif ; Les anticorps IgM apparaissent 1 à 2 semaines après l’infection, et les anticorps IgG apparaissent au bout de deux semaines.
  • Test Western-Blot : Ce test est plus fiable que le dernier, car il est plus spécifique, et n’est effectué que si le test Elisa est positif. Le test western-blot indique avec quel anticorps sont mis en place pour battre la bactérie, mais n’arrive pas toujours à la détecter, probablement quand cette bactérie est dans sa phase kystique.
  • PCR : Ce type de test peut être plus fiable puisqu’il tend à confirmer des diagnostiques cliniques même si les méthodes sérologiques (Test Elisa + Western-blot) sont négatives.

Il existe plusieurs méthodes de PCR comme :

  • PCR sur échantillon urinaire.
  • PCR sur échantillon sanguin.
  • PCR sur le liquide articulaire.
  • Etc.

Pourquoi la maladie est-elle si difficile à détecter ?

Jusqu’à aujourd’hui, effectuer un diagnostic pour cette maladie, est extrêmement difficile, car la bactérie qui en est responsable est très maligne.

  • Il existe plusieurs souches de cette bactérie
  • Le test Elisa et Western-Blot détectent les anticorps sauf que la bactérie affaiblie le système immunitaire ce qui diminue leur production.
  • Cette bactérie est douée pour se faire passer pour un corps non-étranger.
  • Elle peut rentrer dans une phase de sommeil, ce qui la rend très difficile, voire impossible à détecter.
  • Elle se déplace très rapidement.

Les principaux hôtes de la bactérie.

La maladie de Lyme touche surtout les personnes en contact direct ou indirect avec la nature, autrement dit, comme ceux qui travaillent dans les secteurs forestiers, de la construction, les vétérinaires, randonneurs, etc.

On vous explique ceci, à travers ce schéma.

Maladie de lyme

Les principaux hôtes de la maladie de Lyme

Maladie de Lyme : traitement.

La maladie de Lyme peut être traitée grâce aux antibiotiques si elle est dépistée rapidement, sinon, elle risque d’être difficile à soigner voire impossible si on la laisse atteindre les dernières phases de son développement.

Les traitements n’auront aucun effet si la bactérie responsable de la maladie de Lyme est en phase dormante, au contraire, la personne aura l’impression de guérir alors qu’elle n’est devenue qu’une bombe à retardement, c’est pourquoi en cas de rechute, la personne doit suivre à nouveau le traitement.

Des approches non-médicamenteuses peuvent s’avérer utiles afin d’atténuer la douleur chronique causée par la maladie de Lyme comme la sophrologie, le yoga, etc.

Le plan national pour améliorer le diagnostic de la maladie de Lyme en France

Ce plan repose sur le fait d’améliorer les recherches d’un bon diagnostic, et d’informer les gens sur cette maladie pour qu’ils soient conscients du danger qui les entoure.

D’un côté, le gouvernement veut mettre en place une cartographie de la présence des tiques en France, en créant une application mobile afin de signaler la présence de ces bêtes dans un endroit précis.

D’un autre côté, le plan vise à mieux former les médecins (spécialistes et généralistes) et prévenir les personnes qui ont plus de risques d’attraper la maladie de Lyme comme les gens qui travaillent ou habitent dans un secteur atteint ou à haut risque.

Ce plan vise aussi à améliorer les techniques de diagnostic, vu que ces dernières ne sont pas très exactes, et que pour le peu de personnes qui ont pu détecter cette maladie de Lyme dans son tout début, la plupart l’ont remarqué grâce à la trace cutanée.

Le ministre de la santé Marisol Touraine a déclaré : ” Ce plan vise à éviter le sentiment d’abandon et l’errance thérapeutique auxquels sont confrontés des malades de Lyme”

Prévention

  • Communiquer avec le bureau local de la santé publique, pour savoir s’il y a des tiques dans les régions.
  • En milieu forestier, toujours porter des vêtements qui couvrent la peau, en enfilant le pantalon dans les chaussettes par exemple.
  • S’inspecter attentivement et prudemment.
  • Emmener le matériel nécessaire contre les infections et les tiques dans les endroits à haut risque.
  • Nettoyer son jardin des feuilles mortes, les mauvaises herbes, et mettre un peu d’insecticides, etc.
  • Laver ses vêtements à l’eau chaude pour éliminer tout risque de présence de tiques.

En cas de morsure

  • Enlever la tique délicatement de la peau avec une pince pointue. Le plus important c’est la partie buccale de l’insecte car c’est par là qu’elle injecte les bactéries.
  • Éviter de faire une grande pression sur l’insecte ou l’écraser, pour éviter qu’elle ne rentre dans l’organisme.
  • Si possible, conserver la tique car ça peut aider pour faire des analyses chez le médecin.
  • Consulter un médecin le plus tôt possible.

N’hésitez pas à partager cet article, ou à poser des questions si besoin, je serai ravie de répondre 🙂

À bientôt.

Étudiante en psychologie, amoureuse de l’art, de la vie et des neurosciences, je serai ravie de partager avec vous mes connaissances qui ne changeront pas seulement votre façon de voir les choses mais aussi votre vie de tous les jours.

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