17 Jan 2017

Neuroleadership : comment diriger une équipe professionnelle et obtenir un rendement élevé

Neuroleadership : la neuroscience nous enseigne à utiliser les connaissances et les avancées sur le cerveau et d’en profiter pour améliorer le développement des personnes. Quels sont les habitudes des bons leaders ? Comment diriger une équipe pour en obtenir le meilleur rendement ? Comment faire que des personnes s’impliquent dans un projet ? Découvrez dans cet article des outils et des techniques utiles qui vous aideront à diriger des équipes de travail et comment influencer positivement les autres.

Neuroleadership

Neuroleadership : diriger une équipe de travail

L’avancement de la neuroscience et les connaissances sur le fonctionnement de notre cerveau sont en train de générer de nouvelles formes de comprendre comment fonctionne la prise de décision, comment nous traitons les informations, qu’est-ce qui motive nos actions, comment nous faisons face à nos émotions et comment nous entrons en relation avec les autres. Faisons-nous un bon travail ? Quels sont les bases que nous devons suivre pour diriger une équipe de professionnels et obtenir de bons résultats ? Découvrez qu’est-ce que le neuroleadership et comment cela peut vous aider à atteindre un rendement de travail élevé.

Le terme de neuroleadership fut utilisé pour la première fois par David Rock lorsque celui-ci faisait référence aux processus qui surgissent dans notre cerveau et qui motivent nos décisions, nos comportements et notre manière d’être sur notre lieu de travail.

Le neuroleadership traite ainsi de proposer des formules applicables à la direction d’équipes et à l’obtention de résultats : comment guider des travailleurs pour que ceux-ci développent leur potentiel maximum, comment obtenir qu’apparaissent des idées et des solutions créatives dans l’environnement professionnel, comment rendre plus propice un climat de travail harmonieux et chaleureux, comment motiver les personnes à être spontanées et à se permettre de proposer des formules alternatives de faire les choses, ouvrant le chemin à la créativité.

Le neuroleadership se centre sur comment la personne qui dirige l’équipe est capable de reconnaître l’importance des émotions pour générer un changement. Le neuroleadership se sert de la neuroscience cognitive, appuyée par la technologie d’images, afin de connaître avec précision quels sont les centres fonctionnels du cerveau qui activent et qui déclenchent les émotions, les sensations et les comportements proactifs pour donner le meilleur de soi.

Comment appliquer le neuroleadership à la gestion d’une équipe de professionnels ?

Conseils pratiques de neuroleaderaship. Ainsi décrit Eric J. McNulty (2016) les qualités d’un bon neuroleader :

  • Ne pas juger les autres d’une manière instantanée. Le cerveau tend à maintenir le préjudice de confirmation afin que nous acceptions plus rapidement aux personnes qui pensent comme nous. Le neuroleader connaît ce mécanisme et reste ouvert aux possibilités que les autres peuvent proposer, permettant un plus grand panel de solutions proposées par d’autres personnes qui voient le monde d’une autre manière.
  • Prendre les gains et les pertes comme des étapes nécessaires. Les entrepreneurs les plus fameux et qui ont le plus de succès ont déclaré que leurs pertes et leurs erreurs ont été une partie fondamentale de leur succès, en tant que neuroleader, il faut être conscient de cela et permettre les erreurs et les faire comprendre à l’équipe que cela fait parti de l’apprentissage intuitif qui permet d’atteindre un niveau supérieur de performances.
  • Prendre du recul pour éditer. Cela est clé lorsque le stress commence à s’emparer de la situation et que l’on voit plus de problèmes que de solutions. Quelques minutes de calme pour méditer autant individuellement qu’en groupe ouvre un espace pour se replanter les objectifs, voir avec plus clairement les solutions possibles et avoir une vie personnelle et professionnelle plus pleine en concentrant son attention dans le cortex préfrontal, qui est chargée d jugement et de l’analyse méthodique.
  • Sortir faire un tour. Littéralement se bouger du lieu habituel pour faire une promenade créative et productive seul ou en équipe, peut permettre de sortir d’une situation bloquée car cela permet d’activé les centres cérébraux d’une manière différente, oxygénant le cerveau et augmentant notre rendement.

Comment pouvez-vous vous convertir en neuroleaders ?

En appliquant les compétences non-visibles qui peuvent générer de l’influence, des changements radicaux et des prises de décisions qui font toute la différence entre ceux qui profitent pleinement de toutes les compétences de leur équipe professionnelle et ceux qui simplement dirige une équipe sans lui permettre de briller ou de se surpasser.

De plus, comme le commente D. Rock (2009), le but du leadership et du neuroleadership va bien plus loin que de produire des résultats économiques pour une entreprise, mais également d’intégrer magistralement des expectatives, des valeurs, des aptitudes et des détresses dans un climat émotionnel propice à la création abondante de possibilités viables aux intérêts organisationnels (stratégies et objectifs). D’où la haute importance et la grande complexité pour ceux qui dirigent des personnes et des groupes de travail.

Quelques trucs pour appliquer cette habileté de leadership.

  • Apprendre de nouvelles formes de voir les émotions et et leurs mécanismes de régulation. Analyser notre comportement et son impact sur les autres dans notre environnement professionnel lorsque nous dirigeons ou guidons une personne ou un groupe. Sommes-nous en train de le faire correctement ? Qu’est-ce que nous obtenons ? Avons-nous réussi à faire que les autres expriment leur potentiel maximum ?
  • Profiter des conversations internes qui génèrent des comportements proactifs et de performances élevées. Cela fait partie du même exercice de réflexion que lorsque nous analysons nous-mêmes avec une attitude ouverte et honnête envers nous-mêmes afin de profiter au mieux de nos forces, ou de celles des personnes que nous dirigeons, afin d’obtenir un meilleur rendement.
  • Encourager les autres à prendre des risques calculés qui génèrent des changements positifs dans les groupes, encourageant la mise en pratique des valeurs et des buts sur-ordonnés (ceux qui dépassent les intérêts personnels pour le bien du collectif), entre autres skills.

Comme aide dans ce processus d’apprentissage, des solutions comme avec une longue trajectoire et une grande expérience reconnue en évaluation neuro-cognitive, peuvent aider à découvrir le potentiel inhérent au développement d’habiletés de leadership persuasif orienté pour diriger des équipes de travail avec un rendement élevé.

Avec ce background, le nouveau leader qui prend en compte la valeur de la neuroscience appliquées à la direction de personnes et de groupes pourra donner un tournant à la vision traditionnelle du milieu professionnel comme simple espace d’effort individuel et collectif afin de donner plus de sens au travail dans la vie des personnes.

Merci beaucoup de nous avoir lu. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions plus bas 🙂

“Source : Reinaldo Barbero, scientifique comportemental spécialisé en conception organisationnelle et en ressources humaines.”

Références bibliographiques :

Eric J. McNulty (2016).

Rock, D. (2009). SCARF: a brain based model for collaborating with and influencing others.

Neuroleadership Journal, 1, 1-5. USA.

Rédacteur spécialisé du domaine médical et de la santé. Passionné de psychologie, de philosophie ainsi que de neuroscience.
Toujours à la recherche de nouvelles sources et de nouvelles tendances, dans le but d’inspirer le publique et de le guider vers de nouvelles méthodes ou théories pour l’aider à améliorer son quotidien.

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