14 Mar 2017

Troubles érectiles : guide de traitement pour y remédier – Conseils d’un psychologue

Troubles érectiles : petit guide de traitement pour y remédier. Le niveau de stress quotidien est suffisant pour provoquer des situations dans lesquels “ce qui devrai se passer ne se passe pas”. Un seul échec sexuel peut se transformer en un problème de trouble érectile chez l’homme. Si vous souhaitez savoir les mécanismes qui causes les troubles érectiles et comment y remédier, continuez votre lecture :

“Ne t’en fais pas, ça arrive à tout le monde”. Combien de fois avez-vous entendu cette phrase à la télé, au cinéma, dans un livre, au théâtre, etc..? Certains d’entre vous l’on peut-être même entendu prononcé par leur partenaire. Ce que l’in nomme communément “panne” peut se devenir le pire cauchemar de certains hommes. Dans la majorité des cas le problème est psychologique, et c’est pourquoi on peut parler du cerveau comme l’organe sexuel le plus puissant“.

Troubles érectiles

Troubles érectiles : conseils d’un psychologue

Histoire d’un paradoxe

Lorsque l’on essaye de faire face à un problème de cette ampleur, le terme médical n’aide pas beaucoup, “troubles érectiles”. Houlà, ça sonne comme une sentence à vie. C’est la conséquence de du fait de coller des étiquettes aux problèmes quotidiens, on finit par leur donner trop d’importance. Il existe plusieurs processus naturels dans notre organisme qui sont affecté par le simple fait d’y penser (surtout lorsqu’il s’agit de pensées négatives). Les exemples les plus courant de cela et qui génèrent le pus de visite chez le médecin sont le sommeil et le sexe.

Il suffit que nous souhaitions obtenir un des deux exemples précédents pour ne pas y arriver. Imaginons que demain j’ai une réunion important au travail et qu’il faille que je dorme bien pour être frais. Le paradoxe est servi. Chaque minute que je passe au lit sans dormir fera que ma préoccupation augmentera et que mon sommeil diminuera.

Il se peut que cela semble exagéré, c’est vrai. Ce genre d’insomnie est ponctuel et lié au stress d’une importante réunion professionnelle. Mais, c’est ce qu’il se passe pour les personnes qui souffrent d’insomnie qui ne présentent pas de caractéristiques physiologiques pour expliquer celles-ci. “J’ai essayé de dormir toute la nuit… sans succès.” Bien-sûr que cela a été impossible de dormir, car le sommeil a une configuration évolutive. Lorsque nos ancêtres arrivaient fatigués à leur caverne le soir, ils avaient besoin de dormi. Mais s’il existait une menace autour de leur caverne, comme un prédateur, le stress généré éliminai le sommeil, car à ce moment il était plus utile de rester alerte que de dormir et de finir dans l’estomac d’une bête sauvage.

Il se passe la même chose quand nous nous préoccupons pour le sexe et que nous essayons de le contrôler. Les moments dans lesquels le danger et le stress sont imminents, nos ancêtres devaient se tenir tranquille et attendre d’être en sûreté avant de penser au sexe. Des phrases comme : “cette fois tu il faut que tu sois à la hauteur !” ou “elle va en parler à tout le monde” peuvent faire que nous oublions le plus important : profiter.

Un exemple pratique sur le trouble érectile

Nous allons voir comment la tentative de prêter attention à un mécanisme automatique provoque une altération de celui-ci. Dans ce cas, nous allons nous concentrer sur la respiration. Êtes-vous conscient de combien de fois vous respirez par minute ? Entre 12 et 20 fois par minute chez un adulte sain. Une heure contient 60 minutes, un jour 24 heures et une année 365 jours… en multipliant tout cela on obtient :

12 fois/minute x 60 minutes/heure x 24 heures/jour x 365 jours/an =

6.307.200

Six millions trois cents sept mille deux cents respirations par année (par écrit cela semble encore plus impressionnant). Il faut prendre en compte que nous avons utilisé la valeur de 12 respiration par minute, mais ce calcul peut être effectué avec n’importe quelle valeur entre 12 et 20 respiration par minute. Une fois que nous avons obtenu ce nombre, nous pouvons nous demander : de combien de ces respirations sommes-nous conscients ? Très peu certainement, même les personnes qui utilisent fréquemment des techniques de relaxation, de contrôle de respiration, de mindfulness ou de yoga n’arrivent pas à être conscient ne serait-ce que d’un quart d’entre elles. L’exercice que nous vous proposons est le suivant :

  • Asseyez-vous confortablement
  • Posez une main sur votre poitrine et l’autre sur votre abdomen
  • Concentrez-vous sur votre respiration, SANS LA CONTRÔLER
  • Mettez un chronomètre avec 30 secondes et compter le nombre de fois que vous sentez votre corps respirer
  • Essaye de ne pas agir sur votre respiration

Une fois que vous avez réalisé cet exercice, vous vous rendrez compte que dans un grand nombre des cas, il est très difficile de laisser votre respiration fonctionner seule. En étant attentif à votre respiration, même en essayant de ne pas la contrôler, il est presque impossible de ne pas agir sur elle et de la diriger. Ce que nous voulons souligner avec cet exercice est que se préoccuper ou essayer de contrôler certains processus ne fait que les déranger.

Faire une montagne d’un grain de sable – Pourquoi sommes-nous si sensibles ?

Les êtres humains ont la capacité de créer de grands problèmes à partir de petits obstacles. Nous sommes la représentation du dicton “le remède est pire que le mal”. La majorité des problèmes psychologiques naissent d’une solution à un problème ou à une préoccupation. Le monde est rempli de germes et de bactéries impossibles à voir à l’œil nu. Il existe des personnes qui dans leur besoin d’éviter ces bactéries (quelque chose d’évidemment impossible) commencent une obsession et développe des comportements obsessionnels compulsifs comme se laver les mains constamment, ne pas toucher de portes, ne pas donner la main aux autres, utiliser un gel désinfectant etc… Un TOC (trouble obsessionnel compulsif) s’est donc développer à partir de la nécessité ressentie de se protéger des bactérie.

Développons à présent un exemple d’une personne qui développe un trouble érectile et qui finit par souffrir d’une aversion au sexe. Voici le processus derrière cette situation imaginaire :

1- On peut tous avoir un mauvais jour

Époque stressante, beaucoup d’animation à la maison accompagné de toutes les catastrophes quotidiennes que vous pouvez imaginer. Le général n’a pas la force de conviction pour mettre son peloton au garde à vous… Les mots de consolation de la partenaire : “ça peut arriver à tout le monde”.

2- Premiers doutes

“Et si ça m’arrive encore ?”. La graine du doute a été plantée, et les “et si…” vont continuer jusqu’à la prochaine fois.

3- L’éléphant rose

Faites le test : ne penser pas à un éléphant rose. Qu’est-ce qui vient d’apparaître dans votre esprit ? Un éléphant rose évidement. Il se produit la même chose lorsque nous essayons de ne pas penser à la “panne” qui pourrait se produire.

4- Pensez à autre chose

Du fait que nous ne pouvons pas nous quitter quelque chose de la tête en y pensant (cela produit l’effet contraire), essayez de vous distraire. Penser à votre programme de demain, à ce que vous allez acheter au supermarché, etc…

5- Déconnexion et nouvelle panne

Le fait de penser à autre chose peut nous distraire un peu trop et nous éloigner de la tâche que nous souhaitons accomplir. Ce que nous souhaitions éviter fini par se produire également.

Troubles érectiles

Troubles érectiles : exemple de génération du problème après une panne occasionnelle.

6- Cercle vicieux

Après avoir fait plusieurs fois le tour du cercle vicieux présenté ci-dessus, de nouvelles pensées catastrophiques peuvent surgir. “Je ne suis pas capable de…”, “j’y arriverai jamais”, “Elle va me quitter”. Les niveaux de stress sont toujours plus élevés et finalement on finit par avoir un comportement d’évitement par rapport au sexe. Maintenant, on peut dire que le problème est devenu relativement grave.

Troubles érectiles

Troubles érectiles : le problème peut se transformer en un comportement d’évitement envers le sexe.

Quelques mauvaises pratiques sexuelles

Voici les trois erreurs typiques qui ne font qu’empirer la situation. C’est ce que vous ne devez pas faire… DON’T TRY THIS AT HOME :

1- Si vous buvez, ne vous reproduisez pas

La consommation d’alcool a des effets négatifs sur notre intuition et sur la pratique du sexe en général. L’alcool est le pire ennemi de la “fermeté”. Bien que dans un premier temps, l’alcool aide à nous désinhiber, les mécanismes du système circulatoire sont contraires aux nécessités de l’acte sexuel.

2- Les phrases toutes faites

Les clichéstypiques sont préjudiciables d’un point de vue psychologique. Des phrases comme “ne t’en fait pas”, “ça arrive à beaucoup d’autres”, “à moi ça m’est égal” peuvent miner encore plus l’estime de soi et renforcer le problème. Pourquoi ? Car souvent on les utilise pour diminuer le mal-être, mais elle sont tellement connues qu’elles sonnent condescendantes et peu crédibles.

3- Ne soyez pas entêté

Comme nous l’avons déjà dit, les problèmes majeurs nous nous les créons nous-mêmes. Nous essayons de trouver une solution à un problème ponctuel, mais malgré que cela ne fonctionne pas, nous continuons d’essayer. Comme disait Einstein “Si vous cherchez des résultats différents, ne faites pas toujours la même chose”. Si vous êtes avec votre partenaire et que chaque fois que vous essayez de passer à l’action (ou que vous pensez passer à l’action) vous n’y arrivez pas… La morale est : arrêtez de passer à l’action.

Quelques bonnes pratiques sexuelles contre les troubles érectiles

Voici quelques conseils qui peuvent vous être utiles si vous vous trouvez dans une situation de troubles érectiles.

1- Vérifier s’il ne s’agit pas d’un autre problème

Dans la grande majorité des cas les troubles érectiles ont une origine psychologique. Ils s’alimentent des pensées circulaires que nous avons citées plus haut. Dans d’autres cas, le problème est d’ordre physiologique ou biologique. Si le problème surgit du jour au lendemain (accompagné d’une grande tension nerveuse), le plus probable est que la cause soit psychologique. Quoi qu’il en soit, il est conseillé de se rendre chez le médecin afin d’écarter les autres causes.

2- Lisez cet article

Arrivez jusque -là, ce conseil est déjà pratiquement appliqué. Mais que ce soit celui-ci ou un autre article, il est important de se renseigner et d’apprendre sur les sujets qui nous dérangent. Une partie fondamentale de n’importe quelle thérapie est la psychoéducation. Apprendre comment les choses fonctionnent, nous pouvons mieux comprendre le problème et plus facilement y remédier.

3- N’évitez pas le sujet

Comme nous l’avons commenté plus haut, les phrases toutes faites sont préjudiciables, car elle n’aborde pas vraiment le sujet et diminue son importance. Oui, c’est important, du moins pour les hommes ça l’est (qui doivent être des machos alfa). Si nous savons quelle est la cause (le stress et l’état nerveux), les formules suivantes peuvent être utiles :“cela peut arriver lorsque l’on est stressé, qu’est-ce qui te préoccupes ?”. Parler des sujets sensibles, sans tabous.

4- Prescription du symptôme

Cela est plausible dans une relation de couple. Nous avons déjà abordé le paradoxe que peut provoquer le fait de vouloir absolument être performant. Pour que cela ne se produise pas, nous devons prendre nous-mêmes la décision de pratiquer l’acte sexuel.

5- Gardez votre calme !

Le point précédent est une question temporelle. Cependant, c’est ce qui généralement créer du stress et qui créera une situation de trouble érectile. Le sexe en général est alors considéré comme quelque chose de négatif et d’anxiogène. Il est nécessaire de changer cette manière de penser, et pour cela il peut être utile de faire un accord dans le couple : “nous allons nous donner tout l’amour du monde, mais sans pénétration”.

6- Temps

Il suffit que quelque chose nous soit interdit pour que nous en ayons envie. Entre les moments de passion sans stress (car on a déjà retiré la pression d’être performant) et l’accord de couple, le paradoxe créer va disparaître en peu de temps.

Disfunción eréctil: breve guía de tratamiento

Troubles érectiles : coneils

Conclusion – Rompez le mauvais sort des troubles érectiles

Nous avons rompu le mauvais sort des troubles érectiles. La panne est solutionnée grâce au mécanisme de contreconditionnement. La traduction de ce mot est la suivante : quelque chose qui est associé avec quelque chose de négatif (sexe et stress) est associé à nouveau, avec quelque chose de positif cette fois (sexe et plaisir).

Nous ne pouvons pas faire de miracle et un simple article ne peut pas jouer le rôle d’un thérapeute. Et moins encore dans le cas des troubles érectiles qui ont une cause biologique ou physiologique. Le fait de déjà mieux comprendre ce phénomène est quelque chose d’important. Le sexe est une bonne chose, naturelle et saine. Il s’agit d’une chose dont nous devons profiter, et c’est la cause et la conséquence de la vie. Faites l’amour et pas la guerre !

Merci beaucoup de nous avoir lu, nous espérons que cet article vous aura plus et surtout qu’il vous aura été utile. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos questions sur le sujet plus bas, nous serons enchantés d’y répondre. 🙂

“Source : Diego Remón, psychologue et neuroscientifique spécialisée en psychologie de la santé.”

Rédacteur spécialisé du domaine médical et de la santé. Passionné de psychologie, de philosophie ainsi que de neuroscience.
Toujours à la recherche de nouvelles sources et de nouvelles tendances, dans le but d’inspirer le publique et de le guider vers de nouvelles méthodes ou théories pour l’aider à améliorer son quotidien.

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